AccueilPortailFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 Une rencontre des plus innatendues ... (James Norrington)

Aller en bas 
AuteurMessage
Invité
Invité



MessageSujet: Une rencontre des plus innatendues ... (James Norrington)   Dim 29 Nov - 0:34

Voilà deux ans que Will était parti, pour la deuxième fois. Sa dernière rencontre avec sa femme avait été brève, hélas le temps nous rattrappe toujours, et disons que leur retrouvaille était assez tendue, cela faisait si longtemps qu'ils ne s'étaient pas revus. Elle détestait être loin de lui mais depuis leur dernière entrevue, elle avait l'impression qu'il avait beaucoup changé ... Il n'était plus vraiment le même, il faut dire que sa nouvelle "vie" était un travaille assez dur, il voyait défiler les morts chaque jour, et lui même n'était plus vraiment vivant. Même si physiquement il était là, son esprit semblait ailleurs, et Elizabeth se sentait délaissée. Et son amour pour Will baissait peu à peu. Leur deuxième séparation avait était comme une destruction pour la jeune femme, comme si on lui avait ... transpercé le coeur. Le coeur. Elle avait celui de Will et pas seulement au sens figuré. Elle devait veillé dessus, mais cette charge était de plus en plus dure.

Aussi cette nuit-là, elle était parti à Tortuga histoire de se changer un peu les idées, histoire de metre un peu d'action dans sa vie qui était devenue une attente monotone et triste. Elle voulait s'éloigner un peu de sa peine, mais personne ne pouvait lui enlever ce poid. Elle était seule, d'ailleurs plus personne n'était là pour veiller sur elle. Et depuis que Beckett s'était remis sur pied, sa vie ne tenait qu'à un fil. Elle était pirate, elle avait mener les pirates à se battre contre le Lord, et elle était la femme d'un autre pirate. Oui, elle s'appelait Elizabeth Turner depuis cette guerre, depuis que barbossa les avaient mariés elle et Will. Malgrès se lien unique qui unit deux âmes jusqu'à la mort, elle ne savait plus si sentiments étaient sûre. Jusqu'à la mort ... au fond Will était mort, il n'avait plus de coeur et il était loin d'elle, ils ne pouvaient se revoir que tous les dix ans, et c'était trop dure pour la brune.

Enfin, elle était là pour penser à autre chose, alors autant ne plus y penser pour le moment, le passé c'est le passé. Même si le passé ne s'effaçait pas en elle, et agissait sur sa vie présente. Son père était mort, et elle avait vu sous ses yeux le Capitaine Sao Feng. D'ailleurs, ce n'était pas le seul homme qui était mort sous ses yeux, James Norrington était mort lui aussi, après l'avoir embrassé, il lui avait sauvé la vie et était mort pour l'aider à s'enfuir du Hollandais volant et des tentacules de Davy Johns. En repensant à cet homme qui l'aimait, elle ressentit un petit chagrin au fond d'elle. Avait-elle fait le bon choix en le délaissant ? Il avait toujours été là pour elle, mais elle avait choisi Will, alors qu'entre eux tout était plus difficle. Elle se demandait si elle avait fait le bon choix. Surtout que par sa faute James était mort. Elle s'en voulait, il l'avait aimé jusqu'à la fin, et elle n'avait jamais su lui rendre, si seulement il était encore vivant ...

Bon allé Lizzie, arrêtes de désespérer sur le passé, pense à toi un peu. La belle regarda l'océan refflétant le ciel étoilé. Elle inspira un bon coup l'ai marin des caraïbes. Elle s'assit sur la plage, et dessina sur le sable des vagues, des formes abstraites, essayant d'imaginer une autre vie, avec un peu moins de problème, mais aussi aventureuse. Oui, elle aimait bien être une lady, mais au fond elle préférait être libre ! C'est peut-être pour ça que sa vie avait pris ce chemin dangereux, mais en même temps, elle en avait marre de rester chez elle à ne rien faire, même si elle se sentait plus protégé.

Elle était seule face à l'océan immense, et avec le bruit des vagues qui venaoent se briser sur le sable fin des caraïbes. Enfin un peu de répit dans sa vie, mais que réservé l'avenir, elle se le demandait. Qu'était devenu ses amis ? Enfin, elle les reverrait surement un jour, mais en attendant elle était seule ...

Du moins c'est ce qu'elle pensait car quelqu'un approchait, Elizabeth se leva d'un bon et se tourna vers la personne qui arrivait en tirant son épée :

- Qui est là ? Montrez vous !

Elle pointait son épée vers la silhouette qui s'approchait pas à pas d'elle, et quand elle vit le nouveau venu, ce fut comme un choc. Non, impossible, ce ne pouvait pas être lui ! Elle fut sous le choc et laissa tomber son épée. Elle n'en revenait pas, c'est ... Elle sentit une larme couler sur sa joue, une larme de joie. Elle sentit son coeur se réchauffer, il n'était donc pas mort ? Pourtant elle l'avait vu, elle ... Est-ce donc un rêve ? Un illusion ? Elle se risqua à dire d'une voix pleine d'espoir :

- James ? ...
Revenir en haut Aller en bas
James Norrington
Amiral de la Royal Navy
Amiral de la Royal Navy
avatar

Messages : 193
Date d'inscription : 11/11/2009
Age : 39
Localisation : Port Royal ou en mer

Parce-que nous sommes quelqu'un
Âge: la trentaine
Rang: Amiral
Liens: Mon coeur est enchaîné à Elizabeth

MessageSujet: Re: Une rencontre des plus innatendues ... (James Norrington)   Sam 5 Déc - 15:06


« Why does my heart cry ? »


    L’Amiral Norrington s’était réveillé sur une plage, en uniforme d'Amiral de l'EITC. Des vêtements souillés, tâchés par le sang à l'endroit exact où celui-ci avait coulé. Là où il avait été transpercé par la lame de Bill Turner. En cette sombre nuit où il avait aidé la femme qu'il aimait à s'évader, y laissant la vie. Et désormais, il était de retour sur cette Terre. C'était comme s'il avait dormi. Dormi très longtemps. Comment avait-il atterri ici ? Bonne question.

    James se releva péniblement. La tête lui tournait un peu. En cette matinée d'été la luminosité était agressive. Constatant le sang séché sur son habit il l'ouvrit, paniqué. Une cicatrice avait refermé la plaie. Au dessus de ses yeux gris, les sourcils de Norrington se froncèrent. Il essayait de rappeler à lui ses souvenirs. L'épée s'enfonçait en lui et ensuite... des cris... N'avait-il pas entendu des cris ? Elizabeth. Cela ne faisait aucun doutes. C'était sa voix qu'il avait entendue. Elle hurlait son prénom. Des cris terrifiés. Elle avait compris qu'il était tombé pour elle. Elizabeth... Où était-elle ?

    Il referma sa chemise. Un geste dont ses mains n'avaient pas perdu l'habitude. En même temps, son regard scrutait la ville proche de la plage où il se trouvait. Était-ce Port Royal ? Il croyait reconnaître le fort au sommet duquel flottaient le pavillon britannique... et le pavillon de l'EITC. Cependant, les maisons, les arbres, le port... Tout était si semblable à ce qu'il connaissait et si ... différent en même temps. Comment pouvait-il savoir que 10 ans s'étaient écoulés (ça fait beaucoup non?). Sur lui, les effets de l'âge ne s'étaient pas fait ressentir. Il avait été ressuscité tel qu'il était mort, la guérison en plus. Mais une guérison fraîche : la cicatrice était encore rosée.

    Norrington décida de se mettre en marche vers cette ville, se demandant s'il s'agissait d'un mirage, d'une hallucination, ou de sa ville aimée qui l'avait vu au sommet comme au fond du trou. Cette cité témoin de la capture de Jack Sparrow et de son échappé; l'hôte même de ses premiers aveux de sentiment à celle qui l'avait rejeté des mois plus tard, au même endroit, lui préférant un forgeron. Certes, un forgeron doué... Port Royal était son passé, son présent, et son futur.

    Après une longue période de malchance, peut-être le vent allait-il enfin tourné en sa faveur ? L'avenir le lui dira. Pour l'instant, l'ex-amiral avançait vers les murs. James Norrington était de retour.

    •☼•☼•☼•


    Deux années avaient passé. Nous retrouvons notre homme sur le Dountless. Un navire appartenant à la Royal Navy. La Marine d'Angleterre qui répondait aux ordres du roi George II. Rien à voir avec l'East India Traiding Company de Lord Beckett. Sa survie avait surpris beaucoup de monde. Ne sachant pas trop lui-même comment il avait ressuscité, il disait avoir été gravement blessé, puis soigné sur une île dans une famille inventée. Qui irait vérifier ? Après tout, il était bien là en chair et en os !

    James ne voulait plus servir le Lord. Il avait donné. Parfois il faut savoir dire non. Alors il s'était présenté à l'État-Major de la Royal Navy qui, le reconnaissant, crurent au miracle. Un signe du destin ! Les gens étaient souvent très superstitieux à l'époque. Il fut donc ré-engagé, et au poste d'Amiral, s'il vous plait ! Amiral de la flotte pour être précis. L'autorité de la Navy détachée à Port Royal, c'était lui à nouveau. Ainsi, son but n'était pas la domination des océan et la richesse, même si le Roi pouvait engager des batailles coloniales.

    James avait retrouvé sa vie de Commodore, en mieux. Mais quelque-chose manquait à Port Royal. Quelqu'un. Elizabeth. Il n'avait pas de nouvelles. On racontait qu'elle s'était mariée à Turner... A ce que les gens disaient, 12 (!) ans s'étaient écoulés depuis. Ils devaient avoir des enfants. Une vie heureuse de famille... ou de pirates. Elizabeth devait vivre une aventure chaque jour dans l'amour de son mari et de leurs rejetons. Tous condamnables à la potence. Mais bon, ce qui comptait, c'était le bonheur de la belle demoiselle. De la Dame, pardon. Madame Turner... Madame Turner... Madame Turner...

    A ces pensées, James avaient les yeux qui s'embuaient. Et lorsqu'il était seul, parfois, des larmes coulaient sur sa joue. Mais aussitôt il se disait qu'ainsi Elizabeth était heureuse, et cela soulageait en partie sa peine.


    •☼•☼•☼•


    Mais un jour il ne tint plus !

    Il fallait qu'il sache où elle était, ce qu'elle devenait. Était-elle seulement en vie ? La réponse à ces question, il ne pouvait la demander qu'à des pirates. Qui mieux qu'eux pouvait le renseigner sur une pirate ? Qualifier ainsi Elizabeth le faisait frissonner, mais il fallait accepter la réalité. Lord Beckett savait peut-être. Rien n'était moins sûr. Quel intérêt de faire surveiller Mrs Turner ? Si c'était pour lui trouver un quelconque motif d'arrêt, il en avait déjà suffisamment pour la pendre ! Elle n'était qu'une pirate parmi d'autres. Bien entendu, l'Amiral ne savait pas que Will était devenu le capitaine du Hollandais Volant et qu'en extorquant des informations à Elizabeth, il pourrait retrouver son cœur, et recommencer l'histoire comme il l'avait fait avec Jones.

    Voici donc pourquoi James s'était mis en tête d'aller faire un tour à Tortuga. Avec un peu de chances il y croiserait de vieux "amis" qui pourraient lui en dire un peu plus... Bien entendu, il ne se ramena pas avec un navire flamboyant de la Royal Navy, arborant le pavillon caractéristique de cet ordre militaire ! Il n'était pas fou. Une opération suicidaire lui avait déjà coûté son poste, un navire de la Navy, et son équipage dont l'un des meilleurs lieutenant qu'il connaissait : Andrew Gillette ! Ou avait-il lui aussi survécu ? Après tout, contrairement à certains hommes, nous n'avions pas retrouvé son corps... Mais encore une fois, nous nous éloignons du sujet. Pour faire court, James était venu en chaloupe. Il n'était pas incognito mais ne présentait aucun signe d'hostilité. Il espérait ainsi ne pas en recevoir. Si tel était le cas, il avait toujours un pistolet et une épée pour se défendre... De toutes façons les pirates de Tortuga étaient trop saouls pour se défendre correctement !

    James rama jusqu'à une plage. Oh, pas au milieu ! Il arrivait discrètement. Il avait visé un endroit où la forêt rejoignait le sable. Après tout il n'avait pas besoin de beaucoup de place, il était seul. Une fois qu'il eut posé son pied à terre, l'amiral attacha à l'aide d'une corde son embarcation à un arbre. Les courants l'auraient fait partir sans lui, et rejoindre son navire à la nage serait impossible. Il était musclé, mais il n'était pas un sur-homme. Le cœur battant, il se rendit vers la ville qui avait vu sa plus complète déchéance...

    •☼•☼•☼•


    Cependant, il ne l'atteint jamais. En effet, profitant de sa marche pour admirer le paysage, il se rendit compte qu'une silhouette au loin en faisait de même. Elle ne l'avait pas. Le Soleil derrière elle la rendait difficile à discerner. Était-ce un homme ? Une femme ? Il décida de s'approcher. Ce devait être un être bien paisible pour se trouver ainsi seul à rêvasser sur la plage. Quelqu'un avec qui on pourrait discuter sans tirer un cou en l'air pour réclamer l'attention. Une personne respectable. Quoique, n'exagérons pas. Nous parlons de quelqu'un de passage à Tortuga !

    Alors qu'il avançait vers elle, il reconnu la silhouette d'une femme. De CETTE femme. Elizabeth !!!! Il s'arrêta sous le choc. Son esprit lui jouait des tours, c'était... impossible ! Oulà, il faudrait changer de tricorne, celui-ci ne le protégeait pas assez du Soleil des Caraïbes !

    Soudain, elle se leva brusquement et le menaça de son épée. Ne faisant pas confiance à ses yeux il préféra jouer la carte de la prudence et dégaina également son épée. Sa lame d'officier crissa contre le fourreau en un son cristallin. Une arme d'excellente facture qui n'avait rien perdu de sa splendeur. Malgré les déchéances et remontées de son propriétaire, celle-ci demeurait inchangée.



    - Qui est là ? Montrez vous !


    Cette voix ! Mamma Mia ! Son imagination avait une terrible emprise sur lui !! Il crut entendre Elizabeth. Elle l'obsédait vraiment. Son esprit entier n'était dévoué qu'à elle au point de ne pouvoir reconnaitre d'autres femmes. Ou alors il y avait également la possibilité que ce fut bien elle. Éventualité bien moins probable que celle insinuant que James était devenu complètement fou à cause de cette femme. Il l'était déjà avant de mourir ! Un peu plus un peu moins...

    Mais alors qu'il s'était approché au point d'être à deux pas d'elle, il dut se rendre à l'évidence. Il ne rêvait pas. En face de lui se trouvait bien la fille du gouverneur Swann. Son épée tomba au sol au même instant que celui de la sublime jeune femme. Qui avait prit quelques années... James la trouvait encore plus belle que ce dont il avait le souvenir.



    - Elizabeth !...


    Il resta muet quelques secondes après avoir prononcé son nom. Ensuite, vivement, il parcouru la distance qui le séparait de son unique Amour pour le prendre dans ses bras. Qu'importe qu'elle ne veuille pas être dans ses bras ! Il était si heureux de la savoir vivante et apparemment en bonne santé qu'il ne pouvait que l'étreindre. Et s'il se faisait rejeter, ce ne serait qu'une fois de plus. Mais laissez-le au moins prendre un peu de cette chaleur, respirer ce parfum enivrant, se serrer contre ce corps si frêle, qui semble si fragile et qui pourtant renferme une des forces des Caraïbes.


    - Elizabeth... Vous êtes vivante !!


    C'était lui qui disait cela...



*Idée graphique piquée à Cuty Beckey Chou - Marie*

* * * * * *



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Une rencontre des plus innatendues ... (James Norrington)   Jeu 17 Déc - 15:17


L’ombre devint silhouette, et la silhouette devint forme humaine. Mrs Turner n’en revenait pas, c’était tout simplement impossible …

- Elizabeth !...

Cette voix … Est-il vraiment là, alors ? Non, tu délires ma pauvre, il est mort depuis longtemps, tu es dans un rêve ! Il est mort sous tes yeux, et ça ce n’était pas juste un cauchemar, car cette vision d’horreur était bien réelle. C’était de sa faute … Elle avait pourtant essayé de le sauver, il l’en a empêché, mais si seulement…

♦️♦️♦️♦️♦️♦️

Flash Back !


Le Hollandais Volant tanguait au rythme des vagues, elle se trouvait dans une cellule du bateau pirate en compagnie de son équipage. Sao Feng venait de mourir et avait fait d’elle un maître pirate. Elle faisait partie de la confrérie et pour ses débuts en tant que pirate elle avait été emprisonnée par Davy Jones ! Ce n’était pas vraiment sa veine. Elle avait vu James Norrington sur le pont du Hollandais, il avait remonté la pente, il avait retrouvé un poste, il l’avait trahi en volant le cœur, et elle lui en voulait de ne pas avoir sauvé son père.

Dans sa cage elle gardait la tête haute, certes elle ne savait pas comment s’en sortir, mais elle ne se laissait pas déstabiliser. Et puis le son de pas qui approchait. Une apparition : James ! Le soldat ouvrit la porte de fer, toujours impassible elle fit signe à l’équipage de sortir. Quand ils furent tous deux seules, elle le regarda droit dans les yeux en demandant :

- Qu’est-ce que vous faites ?

- Je choisis un camp …

Ils étaient montés sur le pont le plus rapidement et le discrètement possible. L’équipage passa devant, elle s’approcha de son sauveur.

- N’allait pas à la baie des naufragés, Beckett sait que la confrérie va s’y réunir, dit-il. Il me semble qu’il y a un traître parmi eux…

- Il est trop tard pour que je vous pardonne !

- Je n’ai rien à voir avec la mort de votre père… mais cela ne m’absous pas de mes autres péchés…

Elle détourna le regard, il n’avait rien à voir avec la mort de Mr Swann. Elle le savait au fond d’elle …

- Venez avec nous… (Elle se tourna à nouveau vers lui pour plonger son regard dans le sien) James, venez avec moi.

Les yeux dans les yeux ils restaient sans rien dire … Mais tout à coup une voix cria :

- Qui va là ?

Il se mit devant elle pour la protéger.

- Partez je vous suivrai …

Elle observa son visage, elle savait qu’il ne disait pas la vérité …

- Vous mentez !

Elle avait raison, il mentait bel et bien, et il comprit que ça ne servez à rien de nier. Il se retourna pour lui faire face, les yeux posés sur son visage il répondit :

- Nos destins sont étroitement mêlés Elizabeth, mais jamais ils ne se rejoignent jamais …

Et puis il se pencha sur elle lentement et leurs lèvres se touchèrent. Elle ferma les yeux, un frémissement parcourut son corps de la tête aux pieds. Ils échangèrent ainsi un tendre baiser, cela dura quelques secondes, mais il lui sembla qu’il était éternel. Quand il recula son visage, il lui tourna le dos, son épée à la main et il cria :

- Partez maintenant !

Elle s’exécuta sans lui tenir tête. Elle pensait vraiment qu’il la suivrait … Elle entendit la voix de Bill Turner :

- Alerte, les prisonniers s’échappent !

Elle se retourna. Elle devait sauver James ! Elle le vit sortir son pistolet. Le plan de secours tombait à l’eau.

- Fausse alerte, cria l’Amiral Norrington.

Elle ne put s’empêcher de lancer d’une voix craintive :

- James !

Elle vit pour la dernière fois son visage, il était déchiré entre l’amour et la tristesse. Il tira une balle sur la corde où Elizabeth était suspendue et la jeune femme se sentit tomber. Surprisse, elle poussa un cri perçant. Elle tomba à l’eau. Quand elle refit surface elle regarda en direction du Hollandais et vit Bill le Bottier tuer Norrington en le transperçant de son épée.

- James, non !

L’amiral venait de mourir, et elle comprit qu’il était tant pour elle de partir pour suivre son destin …

Come Back !


♦️♦️♦️♦️♦️♦️



Oui, ça ne pouvait être qu’un mirage ! James Norrington est mort ! Le souvenir de sa mort lui était d’ailleurs pénible … Le goût de ses lèvres, l’odeur de sa peau, le son de sa voix, la tendresse de son regard … Elizabeth n’avait rien oubliait. A tel point qui lui semblait qu’il était là avec sur la plage de Tortuga. Mais si seulement elle ne lui avait pas obéi, si seulement elle était restée à ses côtés pour se battre, ou si elle l’avait forcé à le suivre, ou si elle l’avait aimé dès le premier jour au lieu de partir à l’aventure … Non, cela voudrait dire qu’elle n’aurait jamais aimé Will ! Mais où était donc son mari à présent ? Elle était seule et lui mener les âmes de l’autre côté, il n’a même plus de cœur (enfin physiquement parlant). Mais ce n’est pas de sa faute, Jones l’avait tué alors que Will voulait la protéger … Mais elle se sentait si faible sans lui, elle n’avait revu personne depuis la fin de la bataille. A présent elle était seule, et sa solitude commençait à lui peser … Pourquoi ce doux mirage lui apparaissait maintenant ? Pourquoi pensait-elle voir James ? Pourquoi … ?

Mais Lizzie ne put se poser d’autres questions, car son mirage s’approcha d’elle et l’étreignit. Et c’est à ce moment précis qu’elle comprit que ce n’était pas un simple beau rêve, mais une magnifique réalité ! Ce n’était plus des souvenirs, car elle pouvait ressentir l’odeur sa peau, ce parfum l’enivrait et lui fit un bien fou. Elle entendit à nouveau le son de sa voix :

- Elizabeth... Vous êtes vivante !!

Oui, elle était vivante, et pas qu’un peu. Au fond pendant ses dernières années de solitude elle se sentait presque comme morte, rien ne lui donnait envie de vivre car tous ses proches avaient disparu pour vivre leur propre destin, et certain avait même quitté ce monde. Et là non seulement elle se sentait vivre mais aussi exister ! Elle avait oublié à quel point c’est agréable de se sentir aimer. Elle ne trouva rien d’autre à répondre sur le moment que :

- Oui, je suis vivante.

Une vague de tendresse l’envahit, elle se sentait vraiment bien, et elle ne put retenir les larmes de joies qu’elle avait en elle. James … C’était bien lui ! Dans son élan elle ne put s’empêcher de prendre à son tour l’homme dans ses bras. Elle n’en pouvait plus de cette satanée solitude qui la rongeait ces dernières années, elle laissa donc sa tête se poser sur l’épaule de Norrington, et murmura à son oreille :

- James …

Après avoir prononcé son prénom elle s’apercevait que son cœur battait à un rythme affolant, elle se sentait tellement bien. Elle leva la tête pour voir son doux visage. Elle voulait contempler à nouveau la tendresse de son regard. Elle laissa échapper un petit rire de gaieté et dit avec amusement :

- C’est plutôt à moi de diret « James … Vous êtes vivant !! » !

Son sourire s’effaça, elle se souvint de cette triste image où l’Amiral était tombé.

- Vous étiez mort, je vous ai vu mourir ! Et pourtant vous êtes de retour, je dois die que vous n’êtes pas le premier homme que je connaisse qui serait revenue d’entre les morts (elle se souvenait du jour du retour de Barbossa d’entre les mort grâce à la déesse Calypso), mais je pensais que je vous avez perdu à jamais …

Elle lui sourit à nouveau, elle était contente de son retour. Mais une question lui vint à l’esprit : comment ce faisait-il qu’il soit de retour dans le monde des vivants ? Elle n’osa pas lui poser la question …

- Je suis contente que vous soyez de retour parmi nous James… finit-elle par dire.

Ses joues virèrent légèrement au rouge. Elle pensée à tellement de choses en même temps …

* Ce n’est pas Will … pensait-elle. Tu as brisé le cœur de James, ne le tiraille pas davantage, il ne mérite pas cette peine !*

Mais soudain …
♦️♦️♦️♦️♦️♦️


Flash Back !



- Nos destins sont étroitement mêlés Elizabeth, mais jamais ils ne se rejoignent jamais…

Après cela James …

Come Back !

♦️♦️♦️♦️♦️♦️


Le cœur de Lizzie battait à une allure folle, malgré le souvenir de la mort de Norrington, il y avait aussi ce souvenir enivrant : le goût de ses lèvres, l’odeur de sa peau, le son de sa voix, la tendresse de son regard … la douceur de leur baiser …

STOP !

Arrête Lizzie, tu es mariée, tu aimes Will, ce n’est pas sa faute s’il n’est pas à tes côtés aujourd’hui, tu l’aimes, il t’aime … Tu as promis de vivre avec cette solitude pour lui, pour votre amour ! Tu détiens son cœur dans tous les sens du terme !

Elle baissa les yeux, elle ne savait que faire, elle se sentait si bien et si mal en même temps, dans les bras d’un homme qui l’avait aimée et qu’elle avait fait souffrir sans le vouloir … Elle ne savait plus ce que ressentait réellement son cœur.
Revenir en haut Aller en bas
James Norrington
Amiral de la Royal Navy
Amiral de la Royal Navy
avatar

Messages : 193
Date d'inscription : 11/11/2009
Age : 39
Localisation : Port Royal ou en mer

Parce-que nous sommes quelqu'un
Âge: la trentaine
Rang: Amiral
Liens: Mon coeur est enchaîné à Elizabeth

MessageSujet: Re: Une rencontre des plus innatendues ... (James Norrington)   Mar 22 Déc - 14:40


    « Si le bonheur t'oublie un peu, ne l'oublie jamais tout à fait »


    James marqua un temps d'arrêt alors qu'Élisabeth était dans ses bras. Elle ne le repoussait pas ! Au contraire même, elle avait passé ses bras autour de lui, l'étreignant. Il la laissa poser sa tête sur son épaule, se demandant s'il ne rêvait pas. Sa main remonta en une caresse jusqu'à l'épaule de la Demoiselle. De la Dame. Puis celle-ci prononça son prénom. James. Elle le murmura à son oreille. Entendre ainsi la voix de la femme qu'il aimait, pour lui, rien que pour lui... si proche... cela le fit frissonner !

    Il la regarda. Qu'elle était belle ! Oui, oui, James n'arrêtait pas de le dire ça. On commençait à le savoir ! Bref, l'Amiral sentait son cœur battre très fort, et très vite, dans sa poitrine. La Belle pouvait surement le sentir. Norrington avait ses yeux gris plongés dans ceux noisettes se trouvant face à lui. La voix de la jeune femme se fit alors entendre à nouveau... Il l'écouta attentivement, la relâchant progressivement. Puis il lui répondit le visage troublé, regardant parfois sur le côté.



    -Je... Je ne sais pas comment cela s'est passé. Il m'a semblé entendre votre cri et puis... Davy Jones m'a parlé. Il m'a demandé si... si je craignais la mort...


    Sa voix se raffermit et il son regard se fixa à nouveau dans celui d'Elizabeth.



    -Je lui ai planté mon épée dans le cœur... enfin, dans la poitrine.


    Un geste bien stupide, d'ailleurs, mais qui montrait clairement ce que James pensait de Davy Jones et de ses marchés. Il avait une utilité symbolique.



    -Ensuite, je me suis réveillé sur une plage près de Port Royal, il y a deux de cela.


    Puis Elizabeth lui dit quelques chose. Des mots. De simples mots. Mais quels mots ! Elle était contente qu'il soit là. James ne s'était pas attendu à ce qu'elle soit réellement touchée par sa vie ou sa mort. Affectée, surement. Il avait fait partie de son entourage de nombreuses années. Elle avait même accepté de l'épouser à un moment. On ne pouvait pas demeurer insensible au décès d'une telle personne. Cela dit, on pouvait faire son deuil très rapidement et continuer à vivre sa vie sans plus jamais s'en soucier. C'était ainsi qu'il voyait les choses pour Elizabeth.

    Mais là, devant lui, elle lui donnait une tout autre impression. Ses paroles semblaient sincères... Enfin, pour lui, chaque mot sortant de ces divines lèvres était sincère. Il s'était laissé berner plus d'une fois. Quoi qu'il en soit, il avait envie de la croire. Et puis, son visage souriant ne cachait pas une sorte de ... soulagement ? Que celui-ci soit provienne de la seule joie de savoir James vivant ou d'une éventuelle culpabilité d'Elizabeth vis à vis de cette mort, on s'en fichait. Norrington avait réussi à la toucher ! Cependant, il se serait bien passé de cette "victoire" dans la mesure où il avait alourdi le cœur de la jeune femme.

    Était-ce lui où Elizabeth avait rougit ? La demoiselle ne lui laissa pas tellement le temps de voir car elle baissa les yeux, apparemment gênée. A la voir ainsi : belle, rougissante, face à lui, vivante, souriante il y a quelques instants, James n'avait qu'une envie : l'embrasser. Mais il se retint. Cela serait très inconvenant. La dernière fois, il pressentait qu'il allait mourir. S'il pouvait avoir un instant heureux dans sa vie, il fallait que ce soit à cet instant. Après il serait trop tard. Il avait donc relégué tout son côté anglais qui le maintenait dans une retenue décente pour à nouveau faire parler son cœur, mais cette fois-ci par des gestes plutôt que des mots. Un geste sans équivoque et dans lequel il mit tout son amour. Jamais il n'eut connu moment plus intense que lors de ce contact charnel avec celle qu'il aimait.

    De plus, une autre donnée était à prendre en compte : il n'avait pas les faveurs d'Elizabeth. Celles-ci étaient acquises parfois à Jack Sparrow, mais surtout à William Turner... Fils de Bill le Bottier. Une famille avec laquelle il ne pourrait décidément jamais s'entendre... James savait tout cela, voilà pourquoi il ne chercha pas à séduire Elizabeth ou à l'embrasser à nouveau. Il était conscient qu'elle ne voulait pas de lui.

    Cependant, l'attitude de la demoiselle l'embêtait un peu. Il se pencha vers elle et lui demanda d'un air soucieux :



    -Quelque-chose ne va pas ?


    Ses yeux gris étaient toujours posés sur Elizabeth. Si elle avait le moindre problème, James était là pour l'aider à le résoudre. Il ferait de son mieux pour elle. Pour Elizabeth.

* * * * * *



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Une rencontre des plus innatendues ... (James Norrington)   Mer 23 Déc - 20:37

-Quelque-chose ne va pas ?

Elizabeth releva la tête lentement pour répondre, mais lorsque que ses yeux se posèrent sur le visage de l’homme, elle fut comme envoûté par son regard gris. Elle n’y avait jamais prêté attention jusqu’à ce jour, mais il faut avouer qu’elle n’avait un si beau regard de toute sa vie. Et oui, Will avait beau être magnifique, même lui n’avait pas ces yeux là. James la regardait, elle en fut troublée, et se sentit rougir légèrement. Ce regard … Mais comment pouvait-il la faire rougir rien qu’en la regardant ? Jamais elle ne fut déroutée par un regard pourtant. Elle ne se reconnaissait plus. Qu’est-ce qui te prend Lizzie voyons ?! On dirait que c’est la première fois que tu te rends compte que ce soldat est … magnifique. Et alors, oui il a du charme, mais ce n’est pas pour autant que tu dois rougir ! Tu n’es vraiment plus toi-même Miss. Quoi qu’en même temps, la jeune femme avait oublié à quel point c’était d’être observée sans que l’on lui veuille du mal. Allez, respire, c’est James ! Tu le connais bien pourtant, ne te laisse pas décontenancée, ce n’est qu’un ami comme tant d’autres. Non, il n’est pas comme les autres il t’aime, mais pas comme une amie, tu le sais, il l’a prouvé en risquant sa vie pour toi et plus d’une fois. Surtout à votre dernière rencontre … Ce baiser … Arrête Lizzie ! Le fait qu’il t’aime ne t’a jamais fait réagir, tu restais bien avec Will même si tu connaissais les sentiments de Norrington, tu as fait ton choix ! Comment ça « mais Will n’est plus là » ? Il est mort pour toi ma jolie, non mais oh tu crois quoi ? Oui, James aussi est mort pour toi et après ? Will n’est plus là ? Bien sûre que si, seulement il n’est plus aussi présent qu’il l’aurait voulu, tu le sais, s’il fait ce qu’il fait c’est pour toi, c’est pour toi que Jack a fait de lui le capitaine du Hollandais Volant, tu ne l’a pas autant que tu le voulait, mais au moins tu l’as, tu ne vas pas commencer à te plaindre ! C’est vrai James, lui, est là maintenant avec toi, mais tu es mariée Elizabeth, Miss Turner ! Tu as fait ton choix, tu ne peux plus retourner en arrière. Et puis tu n’es pas en train de tomber amoureuse de l’Amiral quand même ?



*Bien sûre que non …*



Mais la brune n’était pas convaincue par ce qu’elle pensait au fond. Elle fit quelques pas en s’éloignant de James, pour reprendre ses esprits et pour… calmer son cœur. Elle inspira un bon coup et répondit avec un petit sourire:



- Je … je suis un peu déstabilisée de votre retour Amiral, vous étiez un … grand ami et votre mort m’a un peu troublée, comprenez ma surprise en vous voyant, je n’arrive toujours à y croire...



Tout était vrai, le retour de James l’a déstabilisée. Et elle ne s’attendait vraiment à le croiser en se levant ce matin ! Oui, il était un grand ami avant sa mort, mais maintenant est-ce qu’il représente seulement cela pour elle ? Rho, arrête avec tes idée saugrenues, Lizzie aime Will, James est juste un ami, c’est ainsi qu’est leur vie. Il l’a dit lui-même d’ailleurs :



« Nos destins sont étroitement mêlés Elizabeth, mais jamais ils ne se rejoignent jamais… »



Pourtant la pirate n’était plus certaine de la véracité de ces paroles … Son cœur battait et elle rougissait sous le regard de Norrington, c’est étrange, elle sentait en elle un sentiment étrange, qui l’impressionne autant qu’elle le dérange. Elle ne savait plus que dire, ni que faire, elle cherchait pourtant mais en vain. Elle marchait en peu sans s’éloigner de James, ça l’énervait de ne pas savoir comment réagir face à lui. Elle souriait pour essayer de cacher le gêne qu’elle avait en elle, mais Lizzie était très mauvaise comédienne. Du moins pour cacher ses sentiments, car elle avait réussi à se faire passer pou une fille de pirate à l’époque ! Si elle n’avait pas piqué sa vie serait tellement plus simple, elle se serait marié avec son premier fiancé, à savoir Norrington, ils auraient vécus des jours heureux à Port-Royal et point final. Mais il a fallu, qu’elle aide William Turner, et qu’elle en tombe amoureuse ! Oui, elle avait tout gâché, elle avait fait souffrir James en partant avec Will, et elle avait fait tourmenter ce dernier en jouant les pirates. Qu’est-ce qui a bien pu lui prendre ? Une envie d’aventure ? Et après ? Regarde où cela t’as mené, tu es une ennemie de l’état et Lord Cutler Beckett veut t’envoyer à la potence ! Qu’elle vie magnifique ! Comment as-tu put en arrivé là ?! Bon tu le sais très bien au fond, mais ce n’est pas l’avenir dont tu rêvais …



Les étoiles brillaient, Lizzie troublée regardait leur reflet dans l’immensité de l’océan. La lune éclairé le paysage des caraïbes et donnait un côté romantique … Mais ça suffit à la fin, il n’y a rien de romantique ici, c’est Tortuga, ville de pirates ivrognes, un bordel monumental, voilà où elle se trouvait, rien de romantique, loin de là ! Même si on y est bien pour oublier les idées noires, elles reviennent toujours à vous sur cette île ! On y trouve tout même ce que l’on ne s’attendait pas du tout à revoir. Elizabeth tourna son regard sur James, lui sourit, et contempla à nouveau l’océan. Oui, tout peut arriver à Tortuga, même les choses les plus incroyables …
Revenir en haut Aller en bas
James Norrington
Amiral de la Royal Navy
Amiral de la Royal Navy
avatar

Messages : 193
Date d'inscription : 11/11/2009
Age : 39
Localisation : Port Royal ou en mer

Parce-que nous sommes quelqu'un
Âge: la trentaine
Rang: Amiral
Liens: Mon coeur est enchaîné à Elizabeth

MessageSujet: Re: Une rencontre des plus innatendues ... (James Norrington)   Mar 5 Jan - 11:27


    « Une vie ne vaut rien, mais rien ne vaut une vie. »

    La sublime jeune femme devant lui semblait plus que troublée. James avait déjà vu Elizabeth dans cet état. C'était lorsqu'il était sur le Pearl. Elle se demandait alors si elle ne commençait pas à trouver Jack à son goût. Cela voudrait-il dire que cette fois lui, James Norrington, avait réussit à la troubler ? Ne rêvez pas, amiral !

    Et pourtant... il n'y avait personne alentour. De plus, Elizabeth n'avait pas cet expression étrange sur le visage au début de leur conversation. Quelque chose qui se faisait rare dans le cœur meurtri de Norrington refit alors son apparition. L'Espoir. Cela peut sembler futile, ou même inutile. Mais c'était l'espoir qui permettait au gens de se battre pour les causes qu'ils défendaient. C'était l'Espoir qui donnait la fureur de vivre même dans les instants les plus durs. L'Espoir de jours meilleurs. Cet Espoir était devenu si minime sur la fin de la "première" vie de James qu'il prenait beaucoup de choses avec une certaine nonchalance. Oh, rien de très prononcé, il était anglais et habitué à ne pas montrer ses sentiments. Mais la façon dont il obéissait à Beckett ne laissait planer aucun doute sur ses pensées profondes. Pour finir, blasé et abandonné par tout espoir cette sombre nuit où il perdit la vie, James s'était abandonné. Il avait lâché tout principe, d'aucun dirait même sa dignité, et il avait embrassé Elizabeth. La première et dernière fois. L'Unique. Unique pour lui, mais pas exclusif... Hem mais ne ressassons pas à nouveau les nombreuses péripéties amoureuses d'Elizabeth et de ses conquêtes, qu'elles soient voulues ou non.


    - Je … je suis un peu déstabilisée de votre retour Amiral, vous étiez un … grand ami et votre mort m’a un peu troublée, comprenez ma surprise en vous voyant, je n’arrive toujours à y croire...

    "Un peu troublée". C'était déjà cela ! En tous cas si là elle était déstabilisée, qu'elle soit troublée pouvait être plus important que ce que le mot laissait présager. A moins que tout n'ait changé que depuis cet instant où ils s'étaient revus ? James ne dit rien. Il lui fit un sourire tendre qu'elle du percevoir mais peut-être pas voir car elle se retournait déjà vers l'horizon. L'Océan. Lui qui guidait toute vie de marin. Il pouvait décider de vous sauver ou de vous épargner. Voir même, dans certains cas, de vous ressusciter. L'Amiral ne savait pas que Calypso était à l'origine de son retour. Il n'en avait qu'un doute. Qui d'autre possédait ce pouvoir ? Vous me direz, il aurait pu penser qu'il s'était juste évanoui, qu'il n'était pas vraiment mort. Une fois à la mer, il aurait dérivé pour atterrir miraculeusement sur le rivage de Port Royal. C'est plus ou moins plausible... Si l'on occulte le temps ! James avait traversé un trou noir de plusieurs années (sans que cela ne se voit sur son physique Cool ). Désormais il n'avait plus beaucoup de différence d'âge avec Elizabeth, rajoutant surement du charme à Norrington au yeux de la demoiselle, vu l'allure juvénile de William Turner...

    Retournons à notre histoire. Elizabeth contemplait l'Océan, merveille des merveilles. Le bleu des Caraïbes était l'un des plus magnifiques au monde de jour. Quant à la nuit... un bleu profond, sombre et mystérieux, luisant par les reflets des lumières des villes, ou scintillant par les étoiles. Bien souvent la Lune venait orner le tout de sa présence mystique. Un paysage de rêve... Un rêve bleu. Quoi de plus romantique ?

    Cependant, tout cet aspect, s'il était possible d'en prendre conscience à Port Royal, on était bien loin du compte à Tortuga. L'île était peu étendue en définitive et tous les bruits de cette "ville" parvenaient aux oreilles anglaises de nos deux protagonistes. Des cris exagérés de filles de joies aux grognements plus ou moins compréhensibles des hommes saouls, du fracas des tables renversées où verre et bouteilles se brisent en milles éclats une fois au sol au coups de feu d'une menace... Ah ! Que des souvenirs ! Mais des souvenirs que l'on préfèrerait oublier...

    C'est alors qu'il fit un geste inconsidéré. Un geste de fou. En même temps, il l'était, fou. James s'approcha doucement d'Elizabeth. Ce faisant, il passa ses bras musclés d'homme aussi habile à l'épée qu'au pistolet autour de ses épaules. Il n'avait pu retenir ce geste tendre, ne pensant guère aux conséquences.

    Sur une plage des Caraïbes, sous la brillance des étoiles bienveillantes, un homme enlace une femme sans arrière-pensées. Petit instant unique en son genre de romantisme. Allait-elle le repousser ? A vrai dire, James ne se posait même pas la question. Il ne pensait plus à rien, enivré par la présence de la jeune femme si proche de lui, par le parfum de sa peau, de ses cheveux... Il l'aimait. Oui, il l'aimait. Son Amour avait survécu à la Mort. Pour le meilleur... ou pour le pire ?



Citation d'André Malraux

* * * * * *



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Une rencontre des plus innatendues ... (James Norrington)   Sam 9 Jan - 21:57

Elizabeth était perdue dans ses pensées, son cœur battait à une allure folle, plus elle essayait d’être loin de James plus son cœur accélérait, comme si elle avait envie de se rapprocher de lui encore plus. Comment pouvait-elle être comme ça ? Elle était mariée à Will ! Et pourtant même si la raison lui disait de faire attention, le cœur lui n’avait qu’une envie … Enfin mieux ne valait pas y penser, ce serait une erreur … En même temps une erreur de plus ou de moins, et James n’était pas une erreur, Will non plus hein, ne croyait pas ce qu’elle ne pense pas, Jack était une erreur par exemple, c’était le seul moyen de se débarrasser du Kraken à l’époque, ne vous imaginez pas qu’elle fut attirée d’une quelconque façon par ce pirate, bien que c’est un très bon ami. Mais si ni Will, ni James n’était une erreur, qu’est-ce qu’elle pouvait faire ? Devrait-elle choisir ? Non, son choix est fait depuis longtemps, mais en même temps elle ne savait plus si c’était le bon choix. Elle avait envie de pleurer, elle en avait marre d’être comme ça, indécise, troublée … Elle inspira un bon coup, le regard toujours vers l’horizon elle sentait sa passion qui lui réchauffait le cœur, et sa fidélité qui l’enchaînait à Will, elle ne pouvait pas le blesser. Mais en même temps … Le cœur a ses raison que la raison ignore, dixit un homme. Elle écoutait les vagues qui venaient s’échouer sur le sable fin des caraïbes, la nuit sombre leur laissait une intimité romantique, malgré les cris des pirates de Tortuga qui provenaient de la ville.

Elizabeth se demandait où ils en étaient tous les deux, entre eux … La beauté d’une nuit étoilée, la douceur d’une soirée sur une île sauvage, l’immensité d’un océan calme jouant une mélodie sereine, une retrouvaille, un homme et une femme dans ce décor merveilleux, des souvenirs tendres comme ce moment sur un bateau où ils ne faisaient plus qu’un, un baiser du passé qui leur brûle encore les lèvres et qui les avait coupé du monde cruel pendant un instant, une vie qui s’offrait à eu, un passé commun, des chemins qui entremêlés qui ne se sont croisés qu’une fois, des choix à faire, deux camps différents, une pirate et un Amiral, une Lady de Port Royal et un soldat de la marine, deux enfances aisées, le reste d’une vie troublée, une femme mariée perdue dans son cœur et un homme célibataire qui s’éprend d’elle depuis toujours, deux sourires, deux regards, deux personnes hésitantes, une femme extravagante et un anglais … En gros une histoire compliquée ! Voilà où ils en étaient. Et vous voulez qu’en plus, elle face des choix encore plus compliqués, surtout qu’avec Will c’est la même chose ou presque du moins. Mais que faire alors, vous pensez toujours que la vie de la jeune femme est facile maintenant, vous pensez qu’elle embrasse n’importe qui et leur brise le cœur ? La seule personne qu’elle est embrassé par intérêt c’est le Capitaine Sparrow, et elle s’était faite embrassée (et non l’inverse) par Sao Feng parce qu’il la prenait pour une autre (à savoir Calypso). Le seul qu’elle ait vraiment embrassé par amour, c’est Will, et pour James … D’abord c’est lui qui l’avait embrassé, et non l’inverse, mais il faut avouer que la jeune femme n’avait pas été dégouté, loin de là, elle avait même aimé, elle se rappelle encore de ce baiser, de cette étreinte. C’était le goût de ses lèvres, l’odeur de sa peau, le son de sa voix, la tendresse de son regard … C’était un instant magique, mais aujourd’hui c’est un trouble, car Lizzie était perdu, entre son cœur et sa raison, non pire, c’était son cœur qui été déchiré en deux. D’un côté il y avait l’aventureux, le pirate, l’extravagant William Turner ; et de l’autre il y avait le gentleman, le réservé, le tendre James Norrington. Deux caractères différents, deux hommes qui avaient réussi à entrer dans le cœur de la brune. Elizabeth ne savait plus que faire, que dire, que penser …

*J’aurais aimé avoir deux cœurs, le premier insensible, le second constamment amoureux, je vous aurais confié ce dernier à ceux pour qui ils et avec l’autre, j’aurai vécu heureuse [HJ : by Amin Maalouf] Pourquoi la vie est si compliquée ?… *

Mais alors qu’elle allait se reposer des questions le regard perdu sur l’horizon, le soldat s’approcha d’elle doucement sans qu’elle s’en rende compte, et il l’étreignit de ses bras musclés de manière pourtant très tendre. Lizzie sentit un frisson agréable lui traversait le corps de la tête jusqu’aux pieds, son cœur qui battait pourtant déjà à une allure folle accéléra davantage, elle se demandait d’ailleurs s’il n’allait pas sortir de sa poitrine, elle ne voulait faire souffrir personne, ni Will, ni lui, mais au bout du compte il fallait qu’elle fasse quelque chose pour qu’elle puisse les garder tous les deux, du moins pour l’instant, car elle savait qu’un jour où l’autre elle devrait faire un choix solide ! Pour l’instant elle ne voulait qu’une chose même si elle hésitait encore à agir …

James et Elizabeth étaient enlacés sur la plage. Lui : son cœur qui bat pour elle depuis toujours. Elle : son cœur qui venait trouver une des raisons pour laquelle il bat. Lui : un homme fou. Elle : une femme aventureuse. Lui : un gentleman aux manières d’un Anglais. Elle : une lady aux manières d’un pirate. Lui : réservé. Elle : extravagante. Lui : devient de plus en plus fou et tente une approche tendre. Elle : une femme simple mais qui ne peut retenir ses émotions, surtout dans des instants aussi forts avec un homme comme lui, avec James. Alors que voulez, comment croyez vous qu’elle a réagit à cet instant ? Elle l’aurait repoussé car elle était avec Will ? Et bien relisez ce paragraphe et vous comprendrez que c’est tout l’inverse !

En effet, dans cet enlacement les sentiments qu’elle éprouvait se confirmer, et l’assurance de Lizzie doubla. Elle ne put se retenir, elle ne put refouler ce qu’elle ressentait à cet instant, elle ne pouvait pas, et elle ne voulait pas d’ailleurs. Comme on dit : « Carpe Diem ». Vit l’instant présent surtout si c’est un plaisir de la vie. Et cet homme était une gourmandise pour elle, un fruit interdit, la pomme du diable, le trouble de ses pensées depuis leur dernière rencontre. Oui, elle voulait vraiment James, plus que tout, en cet instant elle n’avait qu’une envie, et la laisser passer serait une grave erreur, mais en même temps cette envie est dangereuse. Elle le savait, elle se doutait bien que les conséquences de ses actes pourraient la troubler davantage mais bon, Carpe Diem !

Alors elle agit comme elle pensait qu’elle devait agir. Elle passa ses bras lentement autour du cou du beau brun en le regardant dans les yeux. Elle craignait qu’il ne la rejette, en même temps elle savait que lui aussi en avait envie du moins elle le pensait. Elle posa ses lèvres sur sa joue, elle y allait peut-être un peu vite, et elle savait que James la voyait comme une lady malgré le fait qu’elle soit des fois impétueuse. Doucement ses lèvres frôlaient sa joue descendant vers le coin de sa bouche, un nouveau baiser. Elle avait peur de le faire fuir, mais impossible de se retenir. Elle écarta son visage un instant cherchant à savoir s’il lui en voulait de faire une telle chose, ses joues se mirent à rougir, elle sentait la chaleur l’envahir, son cœur s’enflammé, elle voulait le faire, et si elle ne le faisait pas elle s’en voudrait. Alors elle approcha à nouveau son visage du sien, elle ferma les yeux lentement, resserrant son étreinte autour de son cou, elle s’accrochait à lui et s’avançait encore jusqu’à ce que leurs lèvres se trouvent, et là ils échangèrent leur second baiser, elle avait craqué, et elle en était contente. C’était mieux que dans ses souvenirs, tout ses sens se réanimèrent, une nouvelle fois, elle ressentit : le goût de ses lèvres, l’odeur de sa peau, le son de sa voix, la tendresse de son regard … Oui elle se répète mais c’était si exquis, si magnifique ! Elle se sentait vraiment bien. Son souffle accélérait, et elle posa sa tête contre son torse pour se calmer, mais impossible ! Ses lèvres caressaient le cou de James, elle susurra à son oreille :

- James …

Son souffle se mêlait au sien, elle passait les mains dans ses cheveux, sur son torse. Elle se rendait compte qu’elle y allait un peu vite, et écarta son visage. Elle se mordit la lèvre inférieur, elle n’en pouvait plus de l’attendre, elle sait qu’il le voulait au fond de lui-même, mais elle savait aussi qu’il aurait patienté plus longtemps, mais elle ne pouvait plus patienter, elle savait qu’à tout instant elle pouvait le perdre, et ça elle ne voulait pas. Patient, l’Amiral a toujours été un homme patient, la preuve il l’aimait, il l’a toujours aimé, et malgré le fait qu’elle l’ait fait souffrir, malgré le fait qu’elle était avec Will, il a attendu … Elle le savait, enfin c’était le cas avant. Mais aujourd’hui étais-ce toujours le cas ? Si sa mort lui avait fait changer d’avis … Non impossible, mais en même temps sa « première » vie il l’avait « gâché » à l’aimer, et il en était mort, oui la mort est la fin de tout, c’est inévitable, mais il était mort par amour pour elle, et elle ne s’en rendait compte que maintenant. Mais avant elle était une souffrance, elle l’avait rejeté, elle l’avait manipulé, et il continuait de l’aimer … Il avait fallu que la mort le frappe pour qu’elle se rende compte qu’elle avait des sentiments pour lui, mais si lui la mort lui avait fait comprendre que l’aimer pouvait être une erreur. Maintenant elle avait peur, peur de le perdre à nouveau, et elle avait honte de son comportement. Comment avait-elle pu le malmener ainsi ? Pendant tout ce temps elle avait été aveugle, à moins qu’elle n’ait voulu voir à cette époque. Est-ce qu’elle l’aimait ? Je pense que la réponse est « oui ». Est-ce qu’elle aimait Will ? Hélas la réponse est « oui » aussi. Enfin qu’est-ce que vraiment l’amour ? Lizzie se le demandait, elle avait peur de perdre James, peur de perdre Will, et son cœur était déchiré, mais si l’un l’embrassait où l’étreignait, ou lui souriait juste, elle oubliait l’autre. Elle baissa les yeux de honte. Elle s’en voulait. Une larme coula sur sa joue, ses mains étaient toujours posées sur le torse de l’homme. Elle sentait son cœur battre, était-ce pour elle ? Elle l’aurait voulu, mais il lui en voulait peut-être pour ce qu’elle avait fait. Une pensée lui traversa l’esprit :

* L’amour c’est le droit que l’on donne à l’autre de nous persécuter.* [HJ : by Fedor Dostoïevski]

Oui, s’il lui en voulait, elle saurait tout de même l’aimer, bien qu’elle espère que les sentiments de L’amiral Norrington étaient toujours intacts. Elle sécha ses larmes, peu importe les sacrifices, elle savait exactement ce qu’elle ressentait pour lui, nier ce serait mentir. Elle contempla son visage de soldat anglais, malgré le temps où elle a été séparée de lui, il n’avait pas changé, contrairement à elle.

*Pourquoi ai-je lâché ta main ?*

Elle ne pouvait s’empêcher de regarder ses yeux gris-bleus dans lesquelles elle se noyait. Ses yeux étaient deux puits sans fond qui l’attirait irrésistiblement. Elle se détacha de lui, car elle voulait lui parler, et elle avait peur de sa réaction, elle préférait s’éloigner elle-même que d’être repoussée, et s’il n’en avait pas l’intention, elle sentait qu’il l’enlacerait à nouveau. Enfin, ce n’était qu’espoir, car elle ne pouvait lire l’avenir, mais après tout notre vie est basée sur des espérances. Elle lui tourna le dos, elle ne savait pas vraiment comment lui dire, elle hésitait, elle avait vraiment peur de sa réaction.

*Et s’il me repoussait à cause du mal que je lui aie fait ?*

Et puis tant pis, il fallait qu’elle le dise sinon elle … elle n’arriverait pas à vivre. Oui, lui l’avait bien fait, il l’avait toujours aimé en restant dans l’ombre, mais elle ne pouvait cacher une telle émotion, elle n’en avait pas la force comme lui.

- James je … (Elle se tourna vers lui incertaine) Je crois que … enfin … (Pourtant tout était clair en elle, pourquoi cela lui était si difficile ?) Je vous … Je vous aime.

Elle se sentait vraiment bizarre. En même temps, elle était heureuse de lui avoir dit, car elle n’avait ressenti un sentiment si fort pour lui, elle venait enfin de se réveiller de son insouciance elle venait enfin de comprendre que l’amour qui lui avait porté était réciproque, rien que pour cela elle aurait voulu être dans ses bras et l’embrasser. Mais d’un autre côté, la mort l’avait frappé, et ses sentiments avaient peut-être changé, il pouvait toujours la repousser, il pouvait même la détester de ce martyre qu’elle lui avait fait subir. Elle ne voulait plus le perdre, pas cette fois, les yeux emplis de crainte posés sur lui, elle osa à peine dire d’une voix inquiète :

- James …
Revenir en haut Aller en bas
James Norrington
Amiral de la Royal Navy
Amiral de la Royal Navy
avatar

Messages : 193
Date d'inscription : 11/11/2009
Age : 39
Localisation : Port Royal ou en mer

Parce-que nous sommes quelqu'un
Âge: la trentaine
Rang: Amiral
Liens: Mon coeur est enchaîné à Elizabeth

MessageSujet: Re: Une rencontre des plus innatendues ... (James Norrington)   Jeu 21 Jan - 18:09


    « Si nous échangions les rôles ? »



    Il existe une expression française adaptée à la situation d'Elizabeth. Celle-ci pourrait lui servir de conseil. Cependant, il ne sera pas facile de l'appliquer et vouloir le faire trop tôt risquerait de faire prendre le mauvais chemin à la demoiselle. Cette expression était :


    « Il ne faut pas courir deux lièvres à la fois au risque de perdre les deux. »

    Plus facile à dire qu'à faire, n'était-ce pas ? Entre William et James il lui faudrait trancher. Toutefois, ce choix n'était pas équitable. En effet, la morale, la religion et même la loi favorisaient Turner. La loi était en faveur d'un pirate pour une fois, et non de l'un de ses fervents défenseurs. Elizabeth était si exceptionnelle qu'elle créait de telles aberrations. Quelle femme ! Comment lui résister, comment ne pas être subjugué ? Capable de se battre et de parler aux pirates avec leur langage tout comme bien se comporter en présence de nobles haut placés, et même de les séduire par sa grâce et son éducation ! Pourquoi, mais pourquoi alors qu'elle pouvait avoir l'argent, le confort et le statut, pourquoi avait-elle choisit de quitter Port Royal pour naviguer avec des pirates ? Passer des mois en mer pour une femme n'était pas chose aisée. Encore qu'Elizabeth ne cachât pas son sexe, elle ne se faisait pas passer pour un homme. Cela facilitait grandement la vie. Voilà encore une preuve de son côté particulier, unique. Les femmes pirates étaient peu et faisait toutes preuve d'une grande force de caractère.

    En revanche, comme nous l'avons dit plus tôt, des femmes pirates capables également de se fondre dans le beau monde il n'y en avait qu'une : Elizabeth. Elle avait renié en quelques sortes ses origines pour s'engager pour cette cause "juste". Comme si les pirates étaient les gentils ! Certes, avec les pressions commerciales et militaires de l'EITC on pouvait se demander. Mais entre Pirates et Royal Navy, il n'y avait pas à tergiverser 107 ans. La Royal Navy était au service de sa majesté.


    James était donc au service de sa majesté. C'était son petit côté Bond. Cependant, en se rapprochant d'Elizabeth il n'avait pas l'intention de s'infiltrer dans un milieu pirate. Ce n'était pas une mission d'espionnage. De plus, Norrington était loin d'être aussi volage, bien qu'il eu put si son caractère en avait été ainsi. Son charme ne laissait pas insensible la gente féminine... Ni sa position au sein de la Navy. Enfin, maintenant qu'il y avait le Lord, les demoiselles se pressaient plus du côté de l'EITC, essayant de bien se faire voir par un certain nain capable... qui s'avérait être surtout un nain posé... Hum, oui c'est très vaseux comme jeu de mot.


    Mais revenons en aux deux êtres sur cette plage...
    De loin on pouvait dire qu'ils étaient encore assez jeunes, ils étaient amoureux, de la bonne société... Un avenir prometteur. Or si l'on se penchait sur leur cas, on n'aurait aimé être à la place ni de l'un -amoureux éternellement repoussé ayant vécu des moments difficiles donc une période d'alcoolisme- ni de l'autre -jolie dame attirée par les pirates et au cœur d'artichaut. Mais qui savait ce que l'avenir leur réservait ?

    Alors que James profitait de cet instant privilégié où il n'était pas repoussé, la Dame fit un geste plus qu'inattendu -ce qui ne veut pas dire inespéré ! XD-. Elle frôla sa joue et sa bouche avec ses lèvres. Un contact dont Norrington avait tant rêvé ! La tendresse de ce geste le transporta. Il était devenu léger, sur un petit nuage. C'était fou comme un minuscule espoir ravivé pouvait influencer la totalité d'un être. Allant jusqu'à oublier qui il était, l'Amiral se laissa faire, docile. Il sourit tendrement à Elizabeth lorsque celle-ci se recula. Puis à nouveaux ils s'embrassèrent. On aurait été dans un film, James et Elizabeth auraient été soulevés dans les airs avec un vent les entourant, faisant voler des feuilles, fleurs et peut-être même des cœurs.

    Mais nous n'étions pas dans un film, et l'Amiral était un grand garçon qui avait du vécu. Il avait appris à se méfier des choses qui paraissaient trop belles pour être vraies. Et ce soudain intérêt de la Belle lui paraissait inconsciemment suspect. Des sonnettes d'alarmes résonnèrent dans son esprit.

    Néanmoins, avant qu'il n'ait pu dire quoi que ce soit, la demoiselle prononça son nom. De nouveau James se sentit voler. Il n'était que bonheur. Et ce fut là que vint l'aveu. Les mots qu'il avait attendu toute sa vie, toute sa mort. Ceux pour lesquels il s'était tant battu, ceux pour lesquels il était allé secourir William Turner. Oui, bon, c'était surtout pour un "oui". Mais Norrington aimait tellement Elizabeth qu'un "oui" qui n'était pas sincère l'aurait peiné, et jamais l'homme n'aurait été heureux. Il espérait que la demoiselle l'aime réellement en sauvant ce pirate. Qu'il était bête. Cependant, c'était du passé tout cela, n'en parlons plus.

    James marqua un temps d'arrêt. Ses yeux clignèrent, il regarda Elizabeth hébété. Une multitude de questions se formaient dans son esprit : pourquoi me l'avouez-vous maintenant ? Cela fait-il longtemps ? Vous ne vous moquez pas de moi ? M'aimez vous comme vous aim(i?)ez Mr Turner ? Toutes se bousculaient si bien que notre homme était incapable d'aligner deux mots. Cet instant, il l'avait tellement rêvé. Certes, jamais il n'avait pu imaginer que le cadre d'une telle déclaration soit ce bastion de la piraterie qu'était Tortuga, mais nous n'allons pas jouer les fines bouches.

    L'Amiral repris la jeune femme dans ses bras, passant ses bras derrière elle, calant une de ses mains dans ses cheveux. Il murmura alors, l'émotion faisant trembloter sa voix...


    -Elizabeth... J'ai tellement attendu ce jour... Vous... Vous le savez...

    Les mots avaient du mal à sortir et parfois il agitait ses lèvres sans qu'aucun son ne se fasse entendre. Comment faire part à la Dame de la passion se déchainant dans son cœur sans l'effrayer ? Toujours dans cette retenue anglaise amplifiée par sa qualité de militaire, James tentait de mieux qu'il peut de communiquer ce qu'il ressentait au fond de lui. Tâche bien difficile lorsque l'on s'était entrainé à justement le cacher aux yeux de tous.

    Il se passa plusieurs secondes, voire plusieurs minutes, avant que James ne reprenne la parole. Il voulait dire quelque-chose, mais hésitait beaucoup. Cependant, un homme doit
    en avoir alors il ne se dégonflerait pas. Ce n'était pas parce-que son rêve se réalisait qu'il ne fallait pas garder en partie les pieds sur terre. Elizabeth l'avait déjà tourné en ridicule une fois en acceptant sa demande en mariage puis en lui tournant le dos pour partir avec le "cadeau" que son promis était parti cherché pour elle à cette occasion.

    -Qu'en est-il de Mister Turner ?...

    Il plongea son regard dans celui de la jeune femme, attendant sa réponse avec autant de crainte que d'espoir.


* * * * * *



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Une rencontre des plus innatendues ... (James Norrington)   Lun 19 Avr - 10:25

Où est "L"
Quand il m'abandonne
Toute la vie
Est loin
Où est "LUI"
J'aime sa voix d'homme
Sans lui "IL" n'est rien

"LUI" est plus vieux
Je porte son pull marine
L'eau de ses yeux
Est bleue, d'un bleu des mers de Chine

"IL" est mystérieux
Dans sa stratosphère
Entre les deux, je voulais
Les deux

J'ai dans le cœur comme un poids
Dans la gorge une épine
De n'avoir fait le choix
"LUI" ou "TOI"
Les fenêtres sont en bois
Et ces pluies assassines
Qui coulent au fond de moi
"LUI" ou "TOI" ...

Où est "IL" ?
Quand il n'y a personne
Toute la ville s'éteint

"TOI" et "LUI"
Mes deux moitiés d'homme
Sans eux je n'
Suis rien

"LUI" est si fort
Je ris quand il s'ennuie
Quand il a tort
Là, je l'aime mieux encore, il dit :

Qu' "IL", est amoureux
Comme l'eau aime la vague
Moi, sans les deux, j'ai du vague
A l'âme

J'ai dans le cœur comme un poids
Des larmes d'encre de Chine
Qui me montrent du doigt
"LUI" ou "TOI"
Retrouver au fond de moi
Des rondes enfantines
Mais les chevaux de bois
Sont froids

James / Will

Et Will ? Elle se le demandait bien … Qu’en était-il de lui ? Elizabeth détourna le regard vers l’océan, se demandant pourquoi tout était si compliqué … Pourquoi la vie avait-elle mis sur son chemin deux hommes totalement différent, et si cher à son cœur ? Avec Will, ils filaient le parfait amour, jeunes mariés, et bien qu’éloignés l’un de l’autre la flamme brûlait toujours dans leur cœur. Mais qu’en serait-il de lui si Lizzie partait avec James ? Quelle imbécile, quelle garce ! Elle s’apprêtait à tromper son époux ?! Elle, qui avait la garde de son cœur au sens figuré, comme au sens propre. A quoi jouait-elle à la fin ? Ce n’est si difficile de faire un choix, d’ailleurs elle l’a fait non ?! Elle était mariée. Mais que faites-vous Mrs Turner ? Voilà qu’il y a deux minutes elle était sûre d’elle en embrassant James, et maintenant que ce dernier pose les problèmes, Lizzie ne sut ni que dire ni que faire. Pourquoi le soldat posait-il cette question ? Pourquoi maintenant alors que tout était parfait ? Non, elle agissait en égoïste là ! James l’aimait depuis toujours, et elle, elle lui en a fait voir de toutes les couleurs, elle l’a fait souffrir, elle l’a manipulé … Voilà pourquoi il se posait des questions ? Elle ne pense qu’à elle, comme toujours ! Will n’est plus là, et c’est en parti par sa faute car il est devenu capitaine du Hollandais en voulant la sauver. Elle lui avait promis d’être fidèle à leur amour, et là elle ne tenait pas à sa parole. Maintenant que l’autre homme qui était passé par la mort pour elle est de retour, voilà qu’elle se repose des questions. Pourtant dès le début tout était clair non, c’était Will et personne d’autre ! Pourquoi avait-elle rejeté James exactement ? Parce que c’était un mariage arrangé au début ? Parce qu’il était comme elle ? Parce qu’il n’était pas un pirate ? Parce qu’il était trop anglais ?

Elizabeth refit face à son compagnon, mais quand elle croisa à nouveau son regard, elle se sentait tellement honteuse de ce qu’elle lui avait fait endurer, qu’elle détourna le regard derechef mais cette fois pour fixer le sol.

*Qu’ai-je fais ? Pourquoi ne suis-je douée qu’à faire souffrir ceux qui m’aiment *

La pirate se demandait ce qu’elle pouvait répondre… Elle tenta de reprendre son courage en main, fixa Mr Norrington, et dit d’une voix tremblante :


- Comment puis-je savoir ce qu’il en est de lui, alors que je ne sais même plus de ce qu’il en est de moi ?...

Sa vue se brouilla, la belle retenait ses larmes. Elle était perdue, troublée. Pourquoi était-ce si ardu de faire un choix, et n’était-il pas déjà fait maintenant qu’elle était mariée ? Bon arrêtons de jouer les maîtres de sagesse, tout le monde sait que Lizzie n’a jamais suivie la voie de la raison ! Mais alors que faire ?... Elle ravala ses gouttes qui tentaient de perler sur ses joues, et plongea son regard dans celui de James. Même étant mariée, elle ne pouvait s’empêcher d’avoir des sentiments pour lui. Elle savait qu’elle devait faire un choix, et qu’elle serait obligée de dire adieu à l’une des deux personnes les plus chères à son cœur. Mais ce choix était-il possible ? Rho, et zut alors ! Ce n’est pas en se posant des questions que Lizzie trouverait quoi faire, il fallait aller de l’avant, encore aurait-il fallu que celle-ci sache qu’elle chemin prendre …

Et James que voulait-il au fond, l’aimait-il toujours autant ? Si oui pourquoi semer le trouble dans l’esprit de la jeune femme ?

*Au fond j’ai la réponse, je vous ai fait souffrir, et vous doutez de moi. Je mériterais même que vous me fassiez souffrir à votre tour …*

Bien qu’elle ne sut quel était sa décision, elle savait qu’elle devait passer aux aveux, et qu’elle devait se faire pardonner de ses fautes, en quelque sorte se confesser, même Tortuga n’était pas un lieu Saint et que James n’était (heureusement ?) pas un homme d’Eglise.


- James, je … J’aimerais me faire pardonner, je … J’ai été, et je crois d’ailleurs l’être toujours, un vrai égoïste, je sais que je vous ai fait souffrir, et je souhaite de tout cœur … Je suis désolée … Je sais que vous avez toujours été là, mais que je vous ai bafoué. Préférant aller courir des risques avec les pirates plutôt que de rester à ma place ! Je sais que je vous ai manipulé, ignoré, et rejeté maintes fois. Je comprendrais si vous m’en voulez encore, après tout ça. C’est seulement maintenant que je … Non c’est depuis la dernière fois …


Elle aurait aimé dire : « …la dernière fois que je vous ai vu, et que vous m’aviez embrassé avant de mourir. » Mais ces mots étaient trop durs à prononcer. Elle détestait se remémorer sa mort, et en même temps ce souvenir lui brûler les lèvres à un tel point qu’elle aurait aimé les recoller contre celle de James. Elizabeth reprit sa respiration et continua cette fois en baissant la tête :

- Je m’excuse du mal que je vous ai fais, j’aurai du le faire plutôt, c’est grâce à vous si je suis vivante aujourd’hui, grâce à vous si je suis vivante, et je m’en rends compte que maintenant. Et je … (Il fallait qu’elle le dise, mais un nœud lui serrait le cœur et le ventre.) Et malgré le fait que je sois mariée, je … (Elle faisait tout son possible pour ne pas éclater en sanglots, ou même s’évanouir.) J’ai des sentiments pour vous James.

Elle releva la tête, elle sait qu’elle devait lui faire face, et montré –même si elle n’était qu’une misérable- le peu de dignité qui lui restait. Même s’il devait lever la main sur elle pour se venger, même s’il voulait lui cracher au visage, elle devait lui faire, et arrêter de fuir la réalité. Elle l’aimait, mais hélas elle aimait Will aussi. Du moins elle pensait aimer les deux, mais était-ce vrai, ça elle ne saurait le dire … Toujours était-il que quand elle était avec l’un elle ne pensait plus à l’autre. Et là, à l’instant présent, son cœur battait pour James. Elle laissa échapper un petit rire en pensant à sa situation ridicule :

- Je suis vraiment une imbécile, je vous avais et … J’en ai fait qu’à ma tête, comme toujours, et maintenant, je ne peux pas faire un choix … C’est pathétique !

Elle parlait plus à elle qu’à lui, mais elle s’en voulait tellement, elle était tellement en colère contre elle-même qu’elle avait laissé sortir les mots à haute voix. Lizzie contempla James : elle avait tout gâché ! Elle aurait eu une vie heureuse et paisible, le chemin était simple, il aurait suffi de dire « Oui » à James, mais elle est rebelle, elle fait sa belle et elle suit un parcours d’embûche. Elle serait toujours lady si seulement … Lady …

- Je ne suis plus une lady James …

Pourquoi avait-elle dit ça ? Etait-ce par regret de son ancienne vie ? Etait-ce pour dire « James, je fais parti de vos ennemis, vous devriez me fuir comme la peste, ou me tuer, car je suis plus coupable que tous les autres ! » ? Etait-ce un « James, je suis perdue, j’ai tout perdue, je veux retourner avec vous à cette vie ! » ? A moins que ce soit « James, je suis troublée, j’ai besoin de vous. Cessez de jouez les soldats anglais réservé, je sais que vous n’êtes pas comme ça au fond, prenez les rênes, et si vous m’aimez éloignez-moi de Will, et serrez-moi dans vos bras ! » ? Ou encore « James, je suis la femme d’un pirate et je l’aime ! » ?... Qu’entendait-elle par « je suis lady » ? Peut-être tout à la fois … Elle ne savait pas. Si elle écoutait la raison elle dirait à James de l’oublier, et retournerait attendre Will. Et si elle écoutait son cœur en gros, elle se jetterait aux pieds de Norrington, le suppliant de la pardonner, et lui ordonner de cesser de faire le parfait gentleman anglais, qui se retient d’être envahi d’un élan fougueux, et d’une passion ardente. La raison était plus simple, et l’on connaît Elizabeth, on savait par quel chemin elle était attirée (comment ça « lequel ? » ? Ben le deuxième chemin bien sûre !). Où tout cela allait-il la mener ? Qu’allait-elle faire ou dire maintenant, hein ? Le tout pour le tout, après à James de voir, elle si elle tentait d’y voir clair, elle se donnerait la mort ! Elle se pencha vers lui, et murmura à son oreille :

- Pardonnez-moi …

Elle l’embrassa sur la joue tendrement, mais elle ne put se retenir, le sentiment qui l’envahissait était trop fort : elle laissa ses lèvres glisser à nouveau le long de la joue de Norrington, et les colla furtivement à celles du soldat. Lorsqu' elle commença à s’éloigner de l’homme, son visage s’arrêta à quelques centimètres de celui de James. Le regard fixait dans le sien, leurs bouches légèrement ouvertes laissant mêler leur souffle, Lizzie faisait un effort surhumain pour ne pas se jeter sur le beau brun.

*Je vous aime …*

Pourquoi la vie est si compliquée ?
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Une rencontre des plus innatendues ... (James Norrington)   

Revenir en haut Aller en bas
 
Une rencontre des plus innatendues ... (James Norrington)
Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» CBC Radio, James Suckling/Veronique Rivest
» James Suckling quitte le Wine Spectator
» Pauvre James Suckling ;)
» Bordeaux 2010 - Guide d'achat en primeur de James Suckling
» Tir d'élite (James Earl Ray)

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
||Pirates of the Caribbean|| :: Bienvenue aux Caraibes, l'ami! :: Tortuga :: Plage-
Sauter vers: